martes, 9 de junio de 2015
Les caracteres dans le théatre
La construction des caractères se fonde à l’époque où Molière écrit sur une tradition héritée d’Aristote, via Théophraste, art du portrait qui a nourri la Comédie Nouvelle, ainsi que l’œuvre de Térence. Les caractères sont des portraits d’individus qui, ayant perdu le sens de la mesure où réside la vertu, sont aveugles à eux-mêmes et demeurent fixes. Le substrat de cette conception des choses est à rechercher dans la fameuse théorie des humeurs (le sang, le flegme, la bile et l’atrabile) dont l’équilibre est condition de bonne santé. Le sous-titre duMisanthrope est d’ailleurs L’Atrabilaire amoureux ; quant aux autres héros, ils sont clairement présentés comme relevant de tel ou tel type de caractère : Tartuffe, « gros et gras, le teint frais, la bouche vermeille » (v. 233) est visiblement un sanguin, ce qui explique sa nature concupiscente, alors que Dom Juan est un colérique, prompt à s’enflammer, comme à oublier.
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