sábado, 6 de junio de 2015

Petite histoire sur le théâtre

Le théâtre

 Plus encore que le roman ou que la poésie, le théâtre a souffert de la tradition scolaire ; circonscrite à quelques textes étudiés en classe comme modèles d’une période, le XVIIe siècle, censée marquée l’accomplissement de notre littérature nationale, l’approche du théâtre a longtemps été conjointement limitée à celle du texte théâtral comme si ce dernier avait été écrit pour être lu et non joué.

            Il faudra attendre les années 60 pour que le renouveau de la critique littéraire et de la mise en scène conduise à de nouvelles interprétations des œuvres canoniques, un élargissement du répertoire proposé au grand public et, partant de là, une meilleure compréhension de la communication théâtrale.

            La communication théâtrale se caractérise par la densité et la diversité des signes transmis au cours de la représentation. Le théâtre, art total, n’utilise pas, en effet, le seul langage comme vecteur des effets produits sur le destinataire. Il met en jeu un texte, mais également des conditions de réalisations spécifiques. Concrétisé le temps d’une mise en scène, il est, de surcroît, médiatisé par le comédien qui, avec son physique et son jeu, lui donne vie. Le théâtre ne dépend donc pas uniquement des effets littéraires créés par l’auteur ; il dépend des données supplémentaires que la réalisation scénique lui aura apportées.

            Le théâtre est donc, selon les mots de Roland Barthes dans ses « Essais critiques », « une machine cybernétique » faisant intervenir simultanément des informations multiples à travers le texte, le décor, les costumes, les éclairages, le jeu des acteurs, etc. Le spectateur est donc confronté à une véritable « polyphonie informationnelle » qui est l’essence même de la théâtralité, cette « épaisseur de signes et de sensations qui s’édifie sur la scène à partir de l’argument écrit ».


source: Le théâtre 

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